L’art de la guerre : résumé du chapitre 5

 Publié le 20 mars 2016, à 16:47, par Allaedine El Banna   Aucun commentaire
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Sun Tzu a montré dans le chapitre 4 que l’armée idéale est sembable à l’eau, i.e capable d’attaquer rapidement les points faibles de l’ennemi, en profitant d’un terrain et d’un rapport de force favorables.

Le chapitre 5 intitulé « Energies », va s’intéresser à l’art de créer ce genre de situation.

Une armée organisée

Pour pouvoir être capable de faire converger les forces de l’armée pour cibler un point unique, Sun Tzu insiste en premier lieu sur la nécessité d’une organisation de l’armée efficace : le but est que les ordres soient relayés rapidement, pour que le nombre ne soit en aucun cas un problème.

« Commander de nombreuses personnes, c’est la même chose que d’en commander quelques-unes. C’est une question d’organisation. » (v.1)

Sun Tzu recommande d’étudier la disposition des troupes et l’utilisation de signaux pour parvenir à ses fins (v.2).

Force normale et force extraordinaire

Il est primordial d’envisager l’issue d’une bataille avec le moins de pertes possibles. Cet objectif n’est atteignable que par le biais de la force extraordinaire, i.e une force déployée imprévue par l’ennemi et qui fera basculer en la faveur du général, le cours entier de la bataille.

« […] Utilisez la force normale pour engager le combat ; utilisez la force extraordinaire pour remporter la victoire. » (v.5)

Contre le plus inconsistent, lancer le plus solide

Pour subir le moins de pertes possible, et causer le plus de dégâts à l’ennemi, Sun Tzu recommande d’utiliser la meilleure partie de l’armée contre la plus faible partie adverse :

« Des troupes lancées contre l’ennemi comme une meule contre des oeufs est une exemple d’action massive contre du néant. » (v.4)

Utiliser conjointement les deux forces, à tout moment

La force extraordinaire n’a de valeur sur le champ de bataille que grâce à la force normale, et vice-versa. Leurs interactions constituent autant d’options à la disposition du général pour prendre l’avantage.

« […]Ces deux forces se reproduisent l’une sur l’autre ; leur interaction est sans fin, comme celle d’anneaux entrelacés. » (v.12)

Frapper avec précision

Sun Tzu continue dans le même chapitre avec plusieurs versets articulés autour de l’idée de frapper vite, fort et avec précision. De nombreuses métaphores illustrent cette pensée, parmi lesquelles :

« Si d’un coup le faucon brise le corps de sa proie, c’est qu’il frappe exactement au moment voulu. » (v.14)

La métaphore de l’arbalète est également courante dans l’oeuvre :

« Son potentiel est celui d’une arbalète bandée au maximum, son temps d’action celui du déclenchement du mécanisme. » (v.15)

Maintenir l’ordre, même en pleine bataille

L’armée victorieuse peut paraître désorientée en pleine bataille, mais il n’en est rien :

« Dans le tumulte et le vacarme, la bataille parait confuse, mais il n’y a pas de désordre ; les troupes ont l’air de tourner en rond, mais elles ne peuvent être vaincues. » (v.17)

Feindre le désordre pour attirer l’ennemi

La seule possibilité pour que l’armée sache créer un faux désordre là où il n’y en a pas, est qu’elle soit déjà disciplinée à la base.

« La confusion apparente résulte de l’ordre, la lâcheté apparente du courage, la faiblesse apparente de la force. » (v.18)

En plus de la discipline, le général doit faire attention au terrain et aux dispositions de l’armée, sans quoi il risque de perdre son avantage :

« L’ordre ou le désordre dépendent de l’organisation, le courage ou la lâcheté des circonstances, la force ou la faiblesse des dispositions. » (v.19)

Appâter l’ennemi au moyen d’un avantage

Le bon général s’appuie sur la situation et non sur ses troupes pour créer un rapport de force favorable. Les mouvements de l’ennemi peuvent être provoqués si l’on sait ce que l’ennemi convoite :

« Ils l’attirent par l’appât d’une prise assurée et […] ils l’attendent en force. » (v.20)

Utiliser les hommes selon leurs forces

Il est important de placer les hommes dans la bataille aux lieux où ils pourront le mieux « s’exprimer » : c’est la situation qui doit dicter la décision.

« C’est pourquoi un chef d’armée qualifié demande la victoire à la situation et non à ses subordonnés. Il choisit ses hommes qui eux, tirent parti de la situation. » (v.21-22)

Conclusion

Le chapitre 5 poursuit la rhétorique du chapitre 4, dans le sens où la victoire sur le champ de bataille ne doit rien au hasard, et est l’affaire de plusieurs facteurs qui combinés, permettent de créer une situation dont l’issue évidente n’est autre que la victoire.

C’est en utilisant donc les hommes selon leurs talents, le terrain selon ses avantages, des frappes précises, une organisation efficace, et les interactions entre les forces normale et extraordinaire, que le général remportera la bataille.

« Celui qui compte sur la situation utilise ses hommes dans le combat comme on fait rouler des bûches ou des pierres. Or il est dans la nature des bûches et des pierres d’être en équilibre sur un sol ferme et mobiles sur un sol instable. Si elles sont carrées, elles s’arrêtent, et si elles sont rondes, elles roulent. Ainsi le potentiel des troupes qui, au combat, sont dirigées avec adresse, peut se comparer à celui des galets ronds qui descendent en roulant du haut de la montagne. » (v. 24-25)



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